Daniel le Danvic

Photographe

http://www.daniel-ledanvic.com

 

 

Daniel le Danvic a été cheminot. 

 

Mystère et beauté du monde du rail, des machines, gestes précis, équipes au travail,  Daniel aura abordé tous les aspects du métier depuis les ateliers jusqu’au pilotage des monstres lisses du TGV. 

 

Le train est  l'outil mythique des voyages et des rencontres. Daniel a aimé les trains de nuit,  ceux qui propulsent l'imaginaire vers de mystérieuses contrées oniriques.

 

Pas un trajet sans son appareil photo, celui qui permet de fixer cet instant privilégié des lumières fugaces, des regards, des visages, des objets graphiques et des gestes de son univers.

 

 

Par la suite, ses voyages se sont élargis vers d'autres pays du monde. Le cheminot est alors devenu le photographe qu'il est aujourd'hui. 

 

Pour lui, l’aventure de la photo a commencé il y a longtemps maintenant. Un premier appareil, quelques bouquins, une admiration pour les plus grands : Cartier Bresson, Ronis et plus récemment Salgado , un besoin de montrer ce qu’il a sous les yeux, une vision à la fois humaine et intense, son travail de voyageur l’a inspiré. 

 

Il a tout naturellement commencé par son univers:  « C’est mon quotidien , il ne faut pas banaliser son quotidien, il faut le mettre sur la pellicule. C’est ce geste-là qui est le plus difficile, ne faut pas oublier ses contemporains,  le photographe est un témoin. »

 

Au bout du voyage, il rejoint à pied la mer toujours silencieuse toujours lointaine, un peu menaçante avec ses anses sauvages, ses hommes au travail rencontrés au hasard , ses épaves de bateaux posées là dans le silence des grèves.

 

Etre photographe, c'est être également l'artisan de son art. Sa maison s’est ainsi transformée en laboratoire. On ne peut faire de la photo sans partir de l’œil pour aboutir au tirage qui rend la lumière et les contrastes.

 

Aujourd’hui, à plus de cinquante ans le photographe a fait du chemin. Il a fixé profondément son écriture photographique : il décrit, en noir et blanc, un monde dans lequel la mer, le travail des hommes, le graphisme des machines sont souvent renvoyés à un silence mystérieux . 

 

Enfin, à l’ultra rapidité quasi violente de ses précédents voyage en TGV, Daniel répond parfois en utilisant soit un Holga (l’appareil photo basique du peuple chinois) soit  en expérimentant un sténopé, véritable camera obscura, qui ne laisse sur la photo que l’essentiel de la vie.

 

Si l‘artiste a vite trouvé son point de vue, le parti pris est resté, toutefois, le même. Il s’est résolument tourné vers un courant post-documentaire en associant deux approches de la photo : celle d’un quotidien compris comme une approche humaniste et  sociale de l’univers du rail, rejoignant ainsi les photographes majeurs qui font partie de son musée imaginaire , et l’autre, plus graphique , où se côtoient  les mystères des paysages traversés.

 

 

NB.Ce travail a inspiré Gilles Servat et Roger Gicquel qui ont choisi d’illustrer ses livres de leurs textes, et a conquis la ville de Rennes qui lui a consacré une vaste exposition publique dans son métro. Il a conquis également France Culture qui a interrogé Daniel dans son émission « sur les Docs » et France Bleu Armorique  dans son émission "Chemin de traverses".  Le documentaire pour la télévision: "Un cheminot peut en cacher un autre" de JP Armanet retrace son parcours ainsi que celui d'Alain Gallet dans le documentaire "Malamok" sur les épaves de bateaux. Son dernier livre  "En train... de disparaître"  retrace sa vision du rail et de ses hommes (éditions Privat 2015)

  

"En train de disparaître" Editions Privat.

Photographies: Daniel Le Danvic

La Vapeur du Trieux

Editions de Juillet

Les petites mers du Morbihan

textes de Gilles Servat