Jean-Pierre Armanet

Compositeur

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  Initié à la musique classique dès l'âge de 5 ans ,  Jean-Pierre Armanet    se libère très vite des cadres rigides de l'académisme  .

 L'improvisation, celle qui permet d'"écouter les doigts qui jouent", est alors sa toute première démarche musicale. Elle lui permet à la fois de comprendre les grands compositeurs  et parallèlement de trouver son propre chemin sonore alors que ses maîtres peuvent être tout à la fois Bach, Monk,  Mozart ou Reich.

 

 

Après avoir terminé ses études de Lettres et de Philosophie , Jean-Pierre Armanet suit le cursus de l'American School of Modern Music of Paris pour parfaire ses connaissances en jazz. Sa démarche devient alors plus complexe: faire en sorte que ses connaissances classiques puissent cohabiter et être enrichies par les rythmes et les harmonies du jazz. 

 

Ses premières compositions séduisent le réalisateur Alain Ricco . Jean-Pierre Armanet illustre musicalement ses documentaires. Leur collaboration amicale pousse Jean-Pierre à devenir également réalisateur dans les années 90  pour l'Etiquette Productions . La caméra devient ainsi un moyen d'expression artistique qui permet d'associer images et musique.

 

Petit à petit, ses rencontres avec des musiciens  le déterminent à entrer plus avant dans l'univers de la composition pure.  La virtuose  Martine Vialatte, premier prix du conservatoire de Paris   lui commande puis crée deux de ses pièces pour piano: "Twins" , pièce pour deux pianos qui évoque l'attaque des tours jumelles de New York le 11 septembre 2001  et "The T" qui évoque le cycle des  trajets répétitifs d'un citoyen américain dans le métro de Boston. 

Pour elle, il crée également la   "Suite Urbaine", suite de 15 pièces pour piano et saxophone(s) qui évoquent chacune une ville du monde où un homme vit et travaille. (Création le 29 Janvier 2016 (Piano Martine Vialatte, Saxophone(s) Pascale Amiot.)

 

Après avoir composé Les "Comptines de travers" à la pédagogie décalée pour piano et voix , il compose des pièces religieuses :les "Stabat Mater"  qu'il dédie à  son amie, la mezzo-soprano Karine Deshayes après avoir réalisé le documentaire "Profession Diva" pour la télévision sur le travail de la cantatrice.

 

 En 2014,  "Lampedusa, Oratorio des Migrants"  commande d'Isabelle Genin, est  écrit   pour l'ensemble choral "Clodoald" dont elle est la chef de choeur.  Travail vocal pour  voix  d'adultes et d'enfants, piano (Yun Mi Kwon) et percussions  (Stéphane David,  percussionniste qui travaille avec l'orchestre de l'Opéra de Paris ) sur le naufrage des migrants devant l'île de Lampedusa. Jean-Pierre Armanet  rédige également le livret de ces 21 tableaux. 

 

Il compose également pour quatre pianos, clarinettes, cordes et percussions la courte pièce "Hypermnésie" qui renvoie aux réminiscences croisées qui interpellent la mémoire contemporaine.

 

Parallèlement, Jean-Pierre Armanet vient d'achever un Oratorio convoquant la mémoire des victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010 "Si Haïti mourait".

 

Là encore, la violence des éléments et l'extrême dénuement des populations le frappent. A l' orchestre classique auquel le compositeur a  joint une petite formation aux sonorités haïtiennes et des chœurs d'enfants,  viendront s’ajouter les textes de Dany Laferrière (avec son aimable autorisation)